Acheteur Transport : Comment survivre à la pénurie de camion du mois de Mai

Acheteuse transport pro

Tous les ans c’est pareil. Pour les professionnels de l’achat en transport, les manifestations du 1er Mai, telles des hirondelles de mauvais augure, annoncent un mois de galère au travail. En effet, au mois de Mai, trouver un transporteur pour un affrètement de marchandise devient très compliqué, voir carrément impossible selon les points de ramasse et de livraison recherchés.  Les délais de prise en charge s’allongent, les retards s’accumulent, et le téléphone s’affole avec au bout du fil, des clients grincheux, ou pire, votre boss qui veut vous passez un savon, parce que les commandes ne partent plus de l’entrepôt.

Explication sur les origines du problème

                Si tous les ans le marché du transport français est saturé au mois de Mai, c’est à cause de la même conjonction saisonnière de facteurs macro-économiques.

1.    Le calendrier à trous :

Mai étant ce qu’il est au niveau calendaire, les exploitants des transporteurs doivent composer avec les différents jours fériés, les congés et les ponts posés par les conducteurs qui, comme vous, préfèrent aller se la couler douce à la chaleur du premier soleil de l’année sur la plage ou à la campagne avec leur famille, plutôt que de dormir dans leur cabine à 700 Kms de chez eux sur une aire d’autoroute bondée.

Dit comme ça, on peut les comprendre, mais cette réalité a pour effet de diminuer drastiquement l’offre du marché du transport au niveau national.

2.    L’un des mois les plus chargés pour l’Agro-Alimentaire :

Alors qu’une partie de la flotte de camion reste au parking, la consommation domestique repart à la hausse. Les secteurs agricoles et de l’agro-alimentaire en général sont en plein rush. Avec pour conséquence de tendre encore plus le marché de l’offre et de la demande de transport.

3.    Un arbitrage de l’exploitant en faveur de certains donneurs d’ordres.

Lorsqu’il ne peut pas répondre à toutes les demandes entrantes, l’exploitant du transporteur doit faire le tri. C’est là notamment que l’affinité des relations commerciales avec vos transporteurs entre en ligne de compte. Il va normalement favoriser ses plus gros donneurs d’ordre,  mais aussi ses donneurs d’ordre réguliers tout au long de l’année.

D’où l’intérêt d’entretenir de bonnes relations avec un petit groupe de transporteurs.

Que pouvez-vous faire ?

         Bien évidemment, nous n’avons pas de remède miracle à ce problème chronique. Cependant on peut quand même appliquer dans son travail quelques bonnes pratiques, et utiliser quelques astuces, qui pourraient bien vous sauver le mois.

1.    Anticiper

Plus encore que d’habitude, vous devez anticiper vos besoins en transport, en échangeant avec les responsables de productions, ou autres services pertinents pour votre entreprise. Il faut essayer d’éviter au maximum la demande d’affrètement Spot qui vous tombe au coin du bureau un Jeudi 9 Mai au soir pour le Lundi. Plus vous augmentez votre visibilité sur vos affrètements, plus vous aurez de temps pour trouver un transporteur en cas de défection d’un prestataire régulier.

2.    Bufferiser et grouper

Avant de négocier avec les transporteurs, vous devez négocier les délais avec vos clients et surtout avec vos équipes. Par exemple, si vous avez un partiel de 7 palettes avec délais de livraison de 4 jours, mais sur une de vos lignes où vous avez des départs réguliers, essayer de négocier 3 jours de plus de délais de livraison afin de maximiser vos chances de pouvoir le grouper avec un autre partiel.

3.    Organisez vos absences :

Vous allez vous aussi probablement faire quelques ponts. Dans la mesure du possible, briefez (si possible avec tableau récapitulatif des affrètements en cours et  à venir),  votre remplaçant. C’est d’ailleurs dans ce genre de cas qu’un outil de gestion professionnel des affrètements comme Cotation prend tout son sens.

4.    En cas de panne :

Si vous ne trouvez pas de transporteur parmi vos contacts réguliers, essayez de chercher des transporteurs opérants avec lesquels vous ne travaillez pas habituellement. On cherchera un transporteur autour du point de livraison (ou de ramasse si votre flux est habituellement collecteur), en ciblant plutôt des entreprises avec moins de 50 licences de transport.

Dans tous les cas, restez positifs et gardez le sourire, c’est bientôt les vacances.

Allez, bonne chance!

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